DÉBUTER DANS L’IMMOBILIER : un 1er achat avec 700 € de revenus

DÉBUTER DANS L’IMMOBILIER : un 1er achat avec 700 € de revenus

Interview avec Pierre-Élie, un investisseur anonyme, une personne comme vous et moi.

Dans le cadre de mon défi de faire 30 interviews d’experts en 30 jours, pour apprendre les bases de l’investissement, j’ai décidé également d’interviewer des personnes investisseurs non professionnels. Des personnes normales qui elles aussi ont osé se lancer dans l’investissement immobilier ou sur les marchés financiers.

En effet, à force de voir des méga investisseurs, des marchands de biens, on peut avoir peur de se lancer. On se dit que ça n’est pas pour nous, que l’on n’a pas fait les bonnes études, que l’on n’a pas assez de connaissances. Bref, se trouver des excuses pour ne pas commencer à investir.

Mais l’investissement est accessible à tous. La preuve avec Pierre-Elie :

Pierre-Elie Brändli est professeur de maths, blogueur et youtubeur. De formation ingénieur, il a toujours été curieux et donc un peu touche à tout. Il est également un investisseur aguerri : dans l’immobilier depuis 2016, crypto depuis 2017 et actions depuis 2018.

Avec cette interview, Pierre-Elie a eu coeur de transmettre qu’il est possible de commencer de zéro.

Cela demandera des sacrifices, il faudra faire des choix. Mais oser demander pour se lancer est la clé.

Tout est possible et il existe des solutions pour celui/celle qui souhaite vraiment se lancer.

Alors on écoute de suite Pierre-Élie ici :

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Bien qu’il pourrait vivre de ses rentes immobilières, Pierre-Élie voit sur le long terme.

Après des études d’ingénieur et 2 années de travail, une cave à vin qu’il a lancé mais qui n’a pas fonctionné, Pierre-Elie est à présent blogueur sur Les Maths et moi, un site destiné aux futurs bacheliers.

Les différentes sections :

L’interview de Pierre-Élie, un investisseur comme vous & moi

Pierre-Élie, tu es prof de math, blogueur sur les-maths-et-moi.com. Mon objectif en t’interviewant, c’est de montrer que peu importe notre métier, peu importe nos domaines de compétences, nos passions, on peut se lancer dans l’investissement en partant de zéro. Car c’est ce que tu as fait alors que ça n’est pas ton métier.

Qui est Pierre-Élie ?

[Pierre-Élie] Exactement. Oui, je suis prof de maths. De formation, je suis ingénieur mais je n’ai pas aimé ce métier donc je l’ai fait 2 ans seulement.

Et puis je me suis reconverti. J’ai d’abord ouvert une cave avant de devenir prof de math. 

Ensuite je suis revenu à des choses qui me correspondaient plus mais qui ne correspondaient plus à mes études. Je suis devenu prof de math. J’ai ensuite créé un blog sur les maths et en parallèle, je me suis mis à investir. 

D’abord en immobilier puis un petit peu en bourse. 

Et en même temps, j’ai tenté un petit peu les cryptomonnaies. Mais je le fais à toute petite dose. 

Vient-il d’une famille d’investisseurs ? Pourqui a t’il commencé à investir ? 

[Question de Sandra] Alors qu’est-ce qui t’a amené à faire tes premiers investissements ? Est-ce que dans ta famille, vous êtes nombreux à être investisseur ou es-tu le premier ? 

[Pierre-Élie] Alors dans ma famille, personne n’investit. Enfin, dans ma famille proche, absolument personne. Après si on va chercher un peu les grands oncles, etc, on en trouve quelques-uns qui avaient investi un peu. 

Donc ça n’a rien à voir avec mon entourage. 

J’ai testé plusieurs métiers. Je n’ai pas aimé ingénieur. Le commerce, j’ai bien aimé mais je n’arrivais pas à en vivre. Après je suis devenu prof.

Je n’ai pas aimé la façon dont je le faisais au lycée. Donc je me suis reconverti en cours particulier uniquement.

Au bout du 3ème métier, je me suis dit “Bon, je n’arrive pas à trouver un métier qui me plaît, il va falloir que je trouve une autre solution [pour gagner de l’argent]”.

Au tout départ, c’était pour ça. 

Maintenant, je le fais surtout parce qu’entre-temps j’ai eu un fils. Je le fais aussi pour lui pour qu’il ait un patrimoine plus tard. 

Et pour que j’ai plus de temps libre mais au démarrage c’était même pas pour ça. C’était juste pour gagner des sous de manière qui puisse me plaire un peu plus.

Comment a t’il décidé de se lancer sans avoir aucune connaissance ? 

[Question de Sandra] Comment as-tu entendu parler de l’investissement si, autour de toi, on ne parlait pas de ça ? En plus, tu t’es diversifié dès le début avec des placements financiers et dans l’immobilier. Comment tu as compris ou que ça pouvait être une source de revenus passifs ? 

Un 1er achat pour sa résidence principale…

[Pierre-Élie] Je me rappelle très bien comment ça a commencé. J’ai acheté mon premier bien immobilier en 2016. Ça n’était même pas dans le but d’investir au départ. C’est parce qu’en 2016, j’ai eu de gros problèmes financiers. Je me suis retrouvé en voyage à l’étranger à ne plus avoir assez de sous pour finir le voyage. 

J’avais un billet d’avion pour 4 jours plus tard mais je n’avais plus de sous pour rester sur place. Donc j’ai appelé en catastrophe ma mère en lui disant “Est-ce que tu pourrais me dépanner de 2 ou 300 € ? Parce que je suis bloqué à l’étranger et j’ai plus de quoi vivre.” 

Donc là, ça m’a fait réfléchir et je me suis dit : “J’habite un appartement dont je suis locataire. C’est trop cher, je vais prendre un appartement moins cher.”

Et après, je me suis dit “mais quitte à prendre un nouvel appartement, autant l’acheter. Ça ne me coûtera pas plus cher.”

En tant que prof de math, j’aime bien faire des calculs. 

J’avais calculé que ça ne me coûterait pas plus cher de rembourser un crédit que de payer un loyer.

Au moins, il sera à moi. J’ai déjà réfléchi à ça.

Je n’avais pas encore compris que j’aurais des frais annexes comme la taxe foncière. Comme il était en copropriété, je n’avais même pas pensé qu’il pouvait y avoir des charges de copropriété. 

J’ai fait plein d’erreurs sur cet appartement mais j’ai quand même fait en sorte d’avoir un crédit qui soit équivalent à un loyer.

Et continuer pour avoir d’autres ressources : les revenus locatifs

Et c’est après que je me suis dit “Bon ok, en fait, c’est facile d’acheter un appartement finalement. Pourquoi ne pas le faire plusieurs fois et le mettre en location ?”

Mais je ne travaillais pas beaucoup. Enfin, je n’avais pas beaucoup de revenus.

En plus, j’en faisais une partie non déclarée. Mais chut, il ne faut pas trop le dire 😉 Donc officiellement, je gagnais 700 € par mois. Pour le premier appartement, avec les banquiers, il a fallu que je m’associe avec ma maman qui travaillait encore à cette époque- là.

C’était compliqué d’enchaîner. C’est pour ça aussi que je suis devenu prof. 

Comment ça a commencé ? Les formateurs sur l’immobilier sur Youtube

Au début, j’ai tapé sur Google comment devenir riche ou un truc qui ressemblait à ça.

Je suis tombé sur des formateurs. Il y en avait déjà plein en 2018 quand j’ai tapé cette requête.

Parce que ça faisait 2 ans que j’étais prof et je me disais “bon, ça ne me plaît pas non plus. Il va falloir que je trouve vraiment une solution”.

Donc j’ai tapé un truc comme ça dans Google. Je suis tombé sur les Christopher Wangen, Michael Ferrari, et tous les connus. 

Je ne les connaissais pas à l’époque. Mais j’ai commencé à regarder leurs vidéos gratuites sur Youtube.

Très rapidement, ils cherchaient à vendre des formations mais j’avais déjà difficilement de quoi vivre. Donc je n’ai pas acheté de formation.

Que penses-tu de leurs formations ?

Sincèrement, j’ai acheté la formation de Christopher Wangen entre temps et je ne la conseille pas.

J’ai été  assez déçu de sa formation en immobilier payante car son contenu gratuit sur Youtube m’avait énormément aidé à me lancer.

C’est comme ça que je me suis mis à investir dans l’immobilier.

Avec Christopher Wangen et compagnie, je me suis créé mon entourage d’investisseurs que je n’avais pas. Juste en regardant du contenu sur YouTube.

Tu étais dans le rouge pendant tes vacances, tu ne suivais pas tes dépenses ? Tu n’avais pas de budget ?

[Sandra] Tu as commencé l’investissement avec une sacrée anecdote. Est-ce que ça veut dire qu’auparavant, tu n’avais pas de budget ? Que tu ne suivais pas tes dépenses ? Si j’ai bien compris tu t’es retrouvé du jour au lendemain, à l’étranger, sans argent.

Tu ne l’avais pas anticipé ? Tu ne savais pas combien tu avais sur ton compte en partant en congé ?

[Pierre-élie] Si mais effectivement je ne tenais pas de budget. Aujourd’hui, je suis très carré sur mes dépenses. Je sais combien je gagne et combien je dépense. Chaque mois, je sais quel pourcentage je suis capable d’investir par rapport à mes revenus. 

J’ai clairement fait un gros travail sur ça. J’ai beaucoup évolué.

Je savais que je n’avais pas beaucoup. Je vais continuer l’anecdote pour ce voyage. 

J’avais acheté mes billets d’avion en avance aller/retour.

J’avais à peu près je devais avoir 300 € sur mon compte. Ou 250 et ça devait me permettre de vivre la semaine. Je vivais beaucoup au jour le jour. Je savais que j’avais de quoi vivre à la semaine. Puis je devais rentrer en France et me remettre à travailler pour regagner un peu d’argent. C’était comme ça que ça devait se passer.

C’est assez serré à l’époque. Sauf que j’ai raté une correspondance. J’habite dans le sud de la France. J’étais en vacances au Portugal.

Pour aller au Portugal, il a fallu que je passe par Paris pour aller à Lisbonne parce que c’était moins cher de faire comme ça. Un direct à Lisbonne coûtait très cher. Mais à Paris, j’ai raté la correspondance. Donc il a fallu que je rachète un 2ème billet à Paris. Alors ça m’a bouffé la moitié de mon budget de la semaine. C’est pour ça qu’au bout de 3 jours, je n’avais plus de sous.

L’argent dans le couple

[Sandra] Depuis tu as mis en place tes budgets. On sait que l’argent en couple peut créer des tensions.

Êtes- vous d’accord tous les 2, avec ta femme, sur la façon de gérer ? Faîtes-vous les investissements ensemble ? Ou c’est vraiment toi tout seul ? 

[Pierre-élie] Nous n’avons pas du tout, elle n’a pas du tout cette éducation financière non. On est  dans le même genre de famille. Elle

n’a personne qui investit dans sa famille ni dans 

son entourage. Je suis la seule personne dans son entourage qui investit.

Elle a très peur. C’est même encore pire parce que les gens de sa famille ont eu beaucoup de problèmes d’argent.

Donc elle a vraiment grandi dans cette ambiance d’avoir peur de manquer d’argent.

C’est assez paradoxal d’ailleurs. ça me fait ça me fait rire parce qu’il y a beaucoup de gens dans sa famille, mais j’ai remarqué que tous les gens qui ont peur de manquer d’argent ont un peu la même façon de vivre. Comme moi à l’époque, ils dépensent sans trop regarder, sans 

faire gaffe. Ils achètent des trucs un peu inutiles et ils se disent “c’est pas cher”.

Mais bon si c’est inutile, même si c’est pas cher ça reste trop cher. Et en même temps, ils ont peur de manquer.

Donc elle a un peu cet état d’esprit. Mais depuis qu’elle est avec moi, je l’ai un peu briefé et elle fait un budget. 

Alors c’est moi qui fait ses comptes mais elle fait un budget, ce qu’elle faisait pas du tout avant.

Elle fait un peu plus attention à ses dépenses. Mais elle a extrêmement peur des investissements. Parce qu’il y a le risque de perte, ça lui fait peur d’investir.Par conséquent, j’investis tout seul mon propre argent. On n’investit pas en couple.

Comment fais-tu pour garder un regard positif et ne pas te laisser embarquer par cette peur ?

[Question] Comment, avec cet environnement qui reste avec un regard négatif par rapport à l’investissement, comment restes-tu positif ? Comment tu fais pour continuer d’investir sans te laisser happer par toutes les connotations un peu négatives que tu peux entendre ?

[Réponse] Alors j’ai eu quand même de la chance. Personne dans mon entourage n’investit. Tout le monde en a un peu peur. Mais personne dans mon entourage ne m’a dit “Là tu fais n’importe quoi. Il ne faut pas investir, c’est trop dangereux.”

Je n’ai jamais eu cet effet. On ne me l’a pas dit même si ma mère avait peur. ça se voyait mais elle ne me disait rien. Elle me faisait confiance. Les autres personnes me disaient “on verra bien. Tu fais et tu verras.” Ils m’ont fait confiance. Alors j’ai fait, j’ai commencé. J’ai acheté un premier appart en 2016. J’ai vu que c’était vraiment pas compliqué. Et après, en 2018, c’est là que j’ai commencé à investir en bourse parce que je suis tombé pareil sur un blogueur qui investit en bourse et qui explique très bien comment faire. Je me dis “allez je vais tenter.” J’avais un peu d’argent. J’avais réussi à remettre un peu de côté. Je n’avais pas grand-chose.

Tester et voir ce que ça donne avec une somme

Mais j’ai dit “allez je tente avec 500 €” et puis si je les perds, je perds 500 €. C’est embêtant mais ce n’est pas la fin du monde.

Je me suis rendu compte quelques mois après que j’avais un peu plus. J’avais 600 ou 550€. Je me dis que ça marche, que j’ai gagné un peu d’argent. Donc j’ai petit à petit. Je ne suis vraiment pas du genre tête brûlée. J’investis en bon père de famille. Et depuis que je suis un vrai père de famille, j’investis encore plus comme ça.

Je fais vraiment attention à ce que je fais. Je commence avec des toutes petites sommes. Certains diront que 500 €, c’est pas une petite somme. Mais je veux dire, c’est que personne, avec 500 € en moins, ne va plus pouvoir vivre. Au pire, il faut retravailler un peu plus pour aller regagner ça. Mais ce n’est pas vital. Après, si on voit que ça marche, on fait un peu plus. 

Et donner envie aux autres de se lancer !

Mon entourage a vu que je commençais petit. Il a vu que ça marchait et donc maintenant c’est même eux qui me donnent des conseils !

J’ai mon frère qui s’est mis à investir aussi. Il fait tout comme moi. C’est mon grand frère mais il copie le le petit frère.

As-tu rejoint des cercles immobiliers ?

[Sandra] Super, belle inspiration. 

Pour commencer à apprendre à investir dans l’immobilier, as-tu rejoint des réseaux, des cercles avec des investisseurs un peu plus avertis que toi ?

Je n’ai pas spécialement rejoint des cercles mais ça peut être bien à faire parce que si on n’a pas d’investisseur dans son entourage.

ça permet de rencontrer des investisseurs. 

Mais j’avais participé à ce qu’ils appellent une journée Mastermind. C’est une journée à Paris où tous ceux qui suivent Christopher Wangen peuvent acheter une place. ça ne vaut pas très cher, pas aussi cher qu’une formation. Donc ça permet sur une journée de rencontrer d’autres investisseurs.

Je l’ai fait une fois et c’est vrai que ça permet de parler avec des gens qui nous comprennent un peu plus. Parce que quand on a un entourage où il n’y a personne qui investit, c’est parfois difficile de se faire comprendre. Après ça ne m’a pas apporté grand chose. ça ne m’a pas apporté d’infos que je n’avais pas ou d’idées d’investissement que je ne connaissais pas. Mais au moins, c’est rassurant de savoir qu’il y a d’autres gens qui sont comme nous.

Commencer à investir alors que tu étais dans le rouge, comment est-ce possible ?

[Sandra] Pour l’achat de ton premier appartement de 2016, tu n’avais pas beaucoup d’argent sur ton compte. Comment as-tu pour présenter ton dossier à une banque pour qu’elle soit d’accord de te laisser emprunter malgré ce qui t’était arrivé après ton voyage ?

[Réponse de Pierre-Élie] Oui, alors c’est une bonne question parce qu’effectivement j’ai bien galéré pour celui-là.

Quand je dis que c’est facile, c’est vrai que j’ai eu quand même des périodes de stress. De stress parce que j’avais peur de ne pas 

réussir à trouver les financements.

Mais après, tout le reste s’est vraiment super bien passé.

Quand je dis que j’avais 300 € sur mon compte, c’est sur mon compte courant. J’avais zéro sur mes livrets. Par contre j’avais 10 000 € que j’avais gardé sur des comptes à terme. 

C’est pour ça que je n’en tiens pas compte et que je n’ai pas pu m’en servir quand j’étais bloqué. 

C’est 10 000 € dataient de mon époque ingénieur où j’avais réussi à mettre un peu de côté quand même. C’est de l’argent que j’avais qui était bloqué que je ne pouvais pas utiliser mais qui existait. 

De l’épargne de côté mais seulement 700 € par mois…

Cette épargne de 10 000€ a rassuré le banquier. D’ailleurs, je l’ai mis en apport pour mon 1er bien. Après, je n’avais vraiment plus rien mais, au moins, j’avais un appartement. Par contre, en terme de revenu, officiellement j’avais un tout petit peu plus parce que je gagnais quelques centaines d’euros. J’avais officiellement 700 € par mois mais j’avais aussi mon entreprise. J’étais encore caviste à ce moment-là mais je n’avais pas de revenus de mon entreprise.

Les 700 € étaient liés aux cours particuliers que je donnais.

Par contre, j’avais des frais. Via mon entreprise, je me versais à peu près 4 ou 500 € par mois de frais de déplacement. 

Sauf que ça, pour les banques, ce n’est pas considéré comme du revenu. Ils n’en tenaient absolument pas compte donc j’avais vraiment les 700 € officiels. Pour l’emprunt, il y en avait pour 400 € de crédit à peu près. Quand on gagne 700 €, bien sûr aucune banque ne finance ça. Mais moi, j’y croyais, j’étais tellement dans mon truc et je n’y connaissais rien. Je ne me rendais même pas compte. En plus, j’avais un crédit voiture de 350 € à ce moment-là.

Et 350 € par mois de crédit auto

D’ailleurs, c’est une autre des erreurs que j’ai faites : avoir un crédit pour une voiture. 

Ce crédit voiture devait s’arrêter avant que le crédit immobilier ne commence. J’étais à la fin de mon crédit de voiture et je pensais qu’avec 350 € de crédit qui s’arrête, je pouvais bien prendre 400 € de crédit à part. 

Je ne me rendais pas compte que ce n’est pas du tout comme ça que ça marche. J’ai fait 10 banques. J’ai eu 10 refus. Sauf que j’étais tellement 

motivé par cet appart parce que je savais déjà que ça allait me permettre financièrement d’aller mieux.

Parce que le crédit de ce nouvel appart m’aurait coûté moins cher que le loyer de mon ancien appart.

Et puis ça me permettait de créer un patrimoine. Donc il me faut cet appartement.

Alors j’ai cherché les solutions et quand les gens disent “On ne peut pas se faire financer, on ne gagne pas assez en CDI. On ne gagne que 700€ par mois, que 800 € par mois ce n’est pas possible”.

Et bien si pour tout le monde, c’est possible.

Parce que ces gens-là, ils peuvent s’associer à quelqu’un d’autre ou ils peuvent trouver quelqu’un qui pourrait éventuellement se porter garant. Enfin, il y a toujours des solutions.

La solution que Pierre-Élie a trouvé

Ce que j’ai fait, c’est que j’ai créé une société avec ma maman où elle avait 5 % de parts. C’était anecdotique mais pour la banque c’était rassurant. Ma mère travaille encore. Elle avait un salaire de 2000 € par mois. La banque n’a même pas tenu compte de mes revenus de 700 €. Elle n’a pris que son salaire, les 2000 €. Alors 400€, c’est bon, c’est passé. Elle n’avait que 5 % et c’est moi qui ai remboursé le crédit. 

Aucun problème mais pour la banque c’était rassurant.

Il y a toujours des solutions de ce type.

Les formations t’ont-elles aidées à présenter ton dossier et pour te donner l’idée de t’associer ?

[Sandra] Oui il y a toujours des solutions.

Pour ton premier achat, tu étais quand même bien rodé.

Est-ce que ce sont les formations ou les tutos que tu as regardé sur youtube, de Christopher Wangen et Michael Ferrari, qui t’ont appris tout ça ? 

Le fait que tu puisses t’associer avec quelqu’un investir si tu n’as pas une situation stable classique ?

Est-ce que tu avais déjà un dossier solide bien présenté qui montrait ce que tu gagnais ?

[Pierre-Élie] Non absolument pas.

Les vidéos dont je parlais toute à l’heure, j’ai vraiment commencé à les regarder fin 2017, début 2018.

C’est là que j’ai commencé à investir, à racheter de l’immobilier dans le but d’investir. J’ai aussi commencé à acheter des ETF à partir de 2018. 

En 2016, quand j’ai acheté mon premier appart, je n’y connaissais rien. J’allais voir les banquiers.

J’étais perdu. J’appelais et je prenais un rendez-vous.

Le banquier me disait “il vous faudra vos 3 bulletins de salaire et je sais pas quoi”. Bon moi je n’ai pas de bulletin de salaire donc j’arrivais avec mes déclarations trimestrielles. Enfin je faisais à l’arrache.

Alors quand j’arrivais, les banquiers me disaient : “Non mais vous rigolez. Vous avez 700 € et vous 

demandez un crédit de 400€. Ça ne se passe pas comme ça. Vous avez un reste à vivre de 300€.

Je ne savais pas ce que c’était “un reste à vivre”.

Comme je ne comprenais pas, à chaque fois je posais des questions.

Je demandais, ça veut dire quoi un reste à vivre? Qu’est-ce qu’il me faut pour pouvoir investir ? 

À chaque fois que j’avais un refus je leur demandais ce qu’il me faudrait.

Les banquiers me répondent qu’il faudrait gagner plus.

À force d’entendre cette même réponse concernant le reste à vivre, je demande si en s’associant à quelqu’un qui gagne plus, mon dossier pourra passer.

Ils m’ont répondu que oui, ce serait mieux.

Au début, j’ai pensé à mettre ma maman en caution. Elle avait un salaire de 2000 €.

Les banquiers m’ont confirmé que cette situation les rassurerait.

Puis après avoir interrogé les banquiers, j’ai interrogé mon notaire pour savoir comment monter le dossier. C’est un bon réflexe que j’ai eu. Je n’avais pas de notaire à cette époque. Par contre j’avais déjà mandaté un notaire pour l’achat de l’appartement. J’en étais à phase du compromis qui était signé.

Lorsque je lui ai demandé ce que je pourrais faire, notamment pour associer ma mère a mon dossier, il m’a conseillé la SCI.

La SCI était la solution mais je ne savais pas que c’était.

Donc je fais une recherche Google. J’ai trouvé des statuts sur Internet. Je les ai utilisés pour rédiger moi-même les statuts de ma SCI.

C’était galère. C’était une grosse galère mais c’était rigolo. Une belle anecdote.

L’importance de l’entourage et d’oser poser des questions 

[Sandra] De l’importance d’être bien entouré et puis oser poser des questions.

Dans la culture française, on n’a pas l’habitude de poser des questions. Demander pourquoi est tabou ? C’est une belle démarche que tu as de demander ce que tu dois faire ou changer pour être accepté.

Toi tu as osé, c’est vraiment top comme conseil.

Quand vient l’idée de faire un investissement locatif ? Quelles leçons retires-tu de ce 1er achat ?

[Sandra] Finalement au bout de la 11e banque, tu as un accord de prêt. 

À partir de ce moment-là, quand est-ce que tu décides de faire un deuxième investissement immobilier ? 

Quelles sont les leçons que tu as retenu de ce premier achat ? [Pierre-élie] J’avais vraiment très peu de revenus mais ils m’ont quand même prêté.

Une légende urbaine

Une leçon c’est que le CDI, c’est une légende urbaine.

Une banque prête tout à fait à des gens qui n’ont pas de CDI.

Alors évidemment, si on est en CDI ça rassure. C’est un plus. Si on est fonctionnaire alors là, c’est le saint graal pour la banque.

Mais je n’ai jamais été en CDI. 

J’ai juste été 2 ans en CDI quand j’étais ingénieur mais depuis, je n’ai jamais eu de CDI. Pourtant, j’ai acheté 10 biens immobiliers actuellement.

Donc non il n’y a pas du tout besoin de CDI. Par contre, évidemment plus le salaire est élevé, mieux c’est.

Gagner plus

Donc ce que j’ai fait, la même année en 2016, j’ai postulé pour faire des remplacements de prof de math. 

En remplaçant, je n’avais pas les mêmes salaires qu’un titulaire mais j’avais quand même un bon salaire.

Et je faisais beaucoup d’heures supplémentaires. Dès qu’un collègue n’était pas là, j’acceptais de le remplacer. Normalement, un prof fait 18 heures de cours. De mon côté, j’avais 23-24 heures de cours par semaine.

Ça faisait quand même un tiers en plus. Mais mine de rien, ça me permettait d’avoir un très bon salaire.

Bien sûr, plus on gagne, plus c’est rassurant pour la banque. Mais les gens qui me disent “oui, mais moi je suis au SMIC”. J’ai 1400 € par mois, c’est compliqué pour emprunter.

Dès que j’ai décidé d’acheter un deuxième appartement, j’ai cumulé 3 boulots. J’étais prof, je donnais des cours particuliers et j’avais fait un remplacement aussi à l’Iut. C’est sûr, je ne comptais pas mes heures. Je cumulais plusieurs boulots. Résultat, j’avais un très bon salaire. J’arrivais à 2800 € alors qu’un prof remplaçant, c’est le SMIC.

Tout est possible. Il suffit de cumuler des boulots. Certes, ça fait travailler plus. Mais si on est vraiment motivé, si on veut se lancer, c’est possible.

Aujourd’hui, je travaille beaucoup moins que 35 heures par semaine. Mais au début, je travaille beaucoup plus. Il faut un commencement. L’immobilier permet de se libérer du temps.

Mais il faut bien commencer quelque part et il ne faut pas compter ces heures. Il ne faut pas hésiter à travailler plus.

ça c’est important.

Les premières erreurs

Sur ce premier bien, j’ai fait pas mal d’erreurs.

D’abord, je vérifiais que le crédit était à peu près égal à la somme si je louais le même appartement en tant que locataire.

Avec la banque, on a regardé. Elle me dit que sur 15 ans d’emprunt, ça passe. Donc j’ai fait un crédit sur 15 ans.

J’avais la même mensualité de crédit que si j’avais un loyer. Sauf 

que j’avais 75 € de charges de copropriété et 75 € de foncier par mois.

Finalement, ça m’a coûté beaucoup plus cher !

C’est la première erreur.

J’aurais dû faire un emprunt sur 20 voir 25 ans.

25 ans c’est compliqué à obtenir mais pour une résidence principale, les banques acceptent plus facilement.

Mais si ça avait été sur 20 ans, ça aurait été mieux pour moi.

Donc après cette première erreur, je conseille maintenant de faire le crédit le plus long possible.

Oui, ça fait peur à certaines personnes car c’est un engagement long, très long. En France, on n’aime pas trop s’engager.

Même si sur 25 ans, le taux est plus élevé, et ça j’ai mis longtemps 

à le comprendre, ça coûte plus cher. Mais comme la mensualité des crédits est beaucoup plus faible, ça permet d’en acheter d’autres.

J’ai appris ça grâce à Christopher Wangen sur ses vidéos gratuites. Merci Christopher !

Même si je ne conseille pas sa formation, au moins le contenu gratuit est top.

La 2ème erreur : j’ai beaucoup fait confiance.

Comme je n’y connaissais rien, je faisais confiance au notaire. Lui m’a super bien conseillé. 

J’ai fait confiance à l’agent immobilier. Par contre, là, j’ai acheté trop cher l’appartement.

Ne faites pas confiance aux agents immobiliers.

Renseignez-vous car, de nos jours, on a des outils. 

On a meilleursagents.com. Il y des sites où vous tapez prix au mètre-carré et la ville. Vous avez tout de suite des informations, en fonction du quartier etc.

C’est assez facile. Il faut se renseigner. 

Même en faisant des erreurs, parce que j’en ai fait plusieurs sur ce premier achat, ça ne m’a pas empêché après d’enchaîner.

Le fait de gagner beaucoup plus d’argent à partir de 2017-2018, j’ai pu acheter le deuxième appartement. 

Ce sont les banques qui se battaient pour m’avoir pour financer le deuxième.

Je pense que c’est important de pouvoir commencer à augmenter ses revenus, si vraiment on est dans l’optique d’investir. Les banques vont regarder le fameux taux d’endettement qui est recommandé par le HCSF. C’est important à un moment donné, sans le faire forcément sur long terme, mais d’augmenter ses revenus pour pouvoir investir.

Changement d’état d’esprit et mise en place de budget 

[Sandra] Tu vas voir les autres banques pour ton deuxième investissement. Es-tu passé entre-temps sur les marchés financiers ou tu restes concentré sur l’immobilier ? 

[Pierre-Elie] J’ai enchaîné. C’était 2018, l’année du changement d’état d’esprit. On peut dire ça comme ça.

Tout commence par un changement d’état d’esprit

C’est là que je : 

  • me suis mis à faire mes comptes 
  • me suis rendu compte que j’achetais des trucs qui ne servaient à rien. 
  • Je me suis dit, si je gagne même 2000 € mais que je dépense 2000€, je n’aurais jamais rien de côté.

Par contre, si je gagne 1400 € et que j’en dépense 1000, au final, je suis plus riche à la fin.

C’est une leçon d’apprendre que plus les revenus sont importants, plus les banques vont prêter. 

Après, ce sont surtout les dépenses qu’il faut regarder. 

Je me suis mis à dépenser moins et je suis tombé sur le blog de Luc Brialy.

Il a des formations payantes mais ce ne sont pas des formations vidéo. C’est beaucoup moins cher alors j’en ai pris une qui était pas mal. 

La formation s’appelle devenir riche mode d’emploi.

Luc Brialy a un blog qui est bien fait. Là, je le recommande même si ça n’est pas indispensable de prendre des formations pour s’en sortir. 

Mise en place de budget grâce à des tutos

Luc Brialy explique très bien que plus on gagne, plus on peut de côté. Mais il faut aussi regarder ses dépenses.

C’est là que j’ai commencé à faire un budget. Je regardais ce qui rentrait sur mon compte tous les mois et où ça partait. À cette époque j’étais en couple mais on vivait chacun séparément. On n’avait pas trop de frais communs. On n’avait pas d’enfants.

Je dépensais beaucoup trop en bouffe. Je ne regardais pas ce que j’achetais. Peut-être que je peux faire baisser un peu le budget courses. J’ai des abonnements à des magazines que je ne regardais jamais.

Ça ne me servait à rien de garder l’assurance.

Alors je me suis mis à comparer toutes mes assurances, diviser par 2 le prix de l’assurance.

Bref, des trucs pour lesquels on se dit que ce n’est pas grand chose. Mais en passant de 80 € par mois à 40 €, on économise tout de même 40 € mensuellement.

L’assurance est un des gros postes [des foyers].

Je suis arrivé à peu près à économiser 200 € par mois alors que juste avant, je n’arrivais pas à mettre de côté.

Je me suis demandé ce que j’allais faire de ces 200 €.

En général, ce qui est conseillé, c’est d’avoir un fond d’urgence. Entre 3 et 6 mois de revenus de côté mais je n’ai pas voulu faire ça car j’étais pressé ! 

C’est là que j’ai directement mis mes 200 € par mois en bourse.

Mes premières économies placées en Bourse

J’ai testé la Bourse pour la 1ère fois  avec mes 500 € d’économies.

J’ai vu que ça marchait alors j’ai continué avec 200 € chaque mois.

C’est là que j’ai suivi le conseil de Luc Brialy. 

Il informe que ça ne sert à rien d’essayer de vouloir acheter des actions individuelles, de regarder l’action qui va le mieux performer. Pourquoi ?

Parce qu’on n’est pas conseiller financier. On y connaît rien, ou en tout cas pour la plupart des gens.

Et pour ceux qui connaissent, il faut quand même prendre le temps d’éplucher tous les comptes de la société, etc. C’est beaucoup de boulot.

Donc plutôt que de se prendre la tête, de prendre des risques, autant acheter un ETF.

Les ETF pour investir en Bourse

Un ETF est un panier d’actions.

Pour ma part, j’investis en ETF d’actions américaines, le SP 500.

Ce sont les 500 plus grandes entreprises américaines.

Il y a de fortes chances que l’économie américaine ne s’écroule pas. Même si 1 ou 2 entreprises se plantent, les autres devraient compenser.

J’ai donc acheté ça et, effectivement, depuis 2018, j’achète toujours le même. Le prix de l’action a déjà plus que doublé en 6 ans.

Voilà ce que j’ai fait de ces 200 € par mois. Dès que j’ai vu que ça marchait, j’ai continué.

Ça m’a fait l’effet d’une drogue quand je voyais mon argent augmenté tous les mois.

Je me disais qu’il fallait que j’en mette encore plus encore ! Mais petit à petit quand même. 

Actuellement, je mets la moitié de mes revenus en SP500.

C’est aussi pour cela que j’ai encore cherché à gagner encore plus d’argent. J’ai fait des remplacements à droite, à gauche et donc à doubler, tripler mon temps de travail. J’ai travaillé jusqu’à 70 heures

par semaine de travail.

Mais je l’ai fait comme tu l’as dit tout à l’heure sur un temps très réduit. 

J’ai fait ça pendant 2 ans. 2 ans à bosser à fond. J’étais finançable d’un point de vue des banquiers.

C’était top ! Je gagnais un taquet d’argent et comme je n’augmentais pas mes dépenses en parallèle, je me suis mis à avoir plein d’argent de côté.

C’est aussi là que j’ai commencé à faire mon fond d’urgence. J’ai rempli un livret à bloc. En parallèle, j’ai continué à investir.

En réduisant tes dépenses, comment as-tu dépassé la frustration ?

[Sandra] Ce qui t’a vraiment motivé à ne plus dépenser c’est de voir qu’en investissant, tu gagnais plus. 

Or, réduire ses dépenses, ça peut être vécu comme une frustration au quotidien, cette impression de se priver.

Comment as-tu changé cet état d’esprit ?

[Pierre-Élie] 

Les premiers 200 € que j’ai économisé par mois, je ne l’ai même pas vécu, comme une frustration.

Je me suis posée une demi-journée, j’ai regardé ce que je dépensais et j’ai économisé ces 200 € sans changer mon confort de vie.

C’est seulement après que je me suis mis à vivre un peu comme moine pendant quelque temps.

Mais en tout cas, ces premiers 200 €, je n’ai pas changé mon confort. J’ai juste changé d’assurance, de forfait téléphone. Avant, j’achetais des produits de marque. Maintenant j’achète les mêmes types de produits mais avec des marques de distributeurs. Ça me coûte moins cher. 

Au final, je suis passée de 2000 € de revenus :  

  • j’ai économisé à peu près 200 € par mois avec les économies sur les assurances.
  • et 200 € d’économies sur les dépenses alimentaires.

Je suis passée à 1600 € de dépenses sans effort, juste en prenant une demi-journée pour regarder tout ça.

Tout le monde peut le faire.

Je suis certain que tous ceux qui ne l’ont pas encore fait ont de l’argent à récupérer comme ça, sans diminuer leur confort !

Et après, ça m’a tellement plu de voir ma richesse augmenter que, tous les mois, je remettais mes 200 € sur mes ETF. 

J’en profite pour regarder à combien était mon portefeuille et presque tous les mois, c’était plus haut que le mois précédent.

Bien sûr, des fois, il y avait des baisses mais comme les 3 premiers mois, ça a augmenté systématiquement, je me suis dit, que pour les baisses, c’est rien de grave.

Mais peut-être que si dès le premier mois j’avais vu que ça baissait, j’aurais réagi différemment et j’aurais tout arrêté.

Maintenant j’ai compris que quand ça baisse, ça va remonter sur le long terme. Et ça augmente tout seul sans que je ne fasse rien.

Vers la fin des 2 années, je pouvais placer 1500 € par mois alors que de base j’avais un smic. Mais avec mes 2 autres boulots et mes heures supplémentaires et en réduisant mes dépenses, j’ai pu investir un SMIC chaque mois.

Dépasser ses peurs dans les marchés financiers

[Sandra] Concernant l’immobilier, comme les marchés financiers, c’est un petit peu addictif. C’est palpable, on voit l’appartement, on voit les loyers rentrer tous les mois.

Est-ce que tu as eu peur quand tu as investi sur les marchés financiers ? Car là comme tu dis, il faut se connecter à son compte sinon on ne le voit pas finalement.

Ce n’est pas concret, on ne peut pas le toucher.

As-tu dû faire face à certaines peurs ? Ou tu t’es lancé en disant “je n’ai rien à perdre.” “Ce n’est pas grave si si je perds ces 500 €”. 

[Pierre-Élie] Effectivement l’immobilier, c’est tangible.

C’est pour ça que les Français aiment bien l’immobilier.

Quand je discute autour de moi, il y a plein de gens qui sont déjà lancés dans l’immobilier.

D’ailleurs, grâce à toutes ces formations, il y a énormément de formateurs en immobilier. Donc mine de rien, le fait  de voir se multiplier ce genre de choses, ça nous rassure.

Il y a beaucoup de gens qui l’ont déjà fait ou qui y pensent très sérieusement.

Par contre, pour les marchés financiers, j’ai beaucoup moins de gens autour de moi qui y pensent.

Mais c’est assez étonnant car l’immobilier, c’est des dizaines voir des centaines de milliers d’euros. Mon premier appart, je l’ai acheté 70000 €. Alors que les marchés financiers, on peut commencer avec 25 €. On achète une action 20 € – 30 €.

À la limite l’immobilier, on peut s’enrichir beaucoup plus rapidement mais les marchés financiers, ce n’est pas dans le but d’aller vite.

Si on veut aller vite, on prend plus de risques. C’est là où ça sera dangereux. On risque de tout perdre.

Investir sur du long terme, investir de l’argent dont on a pas besoin au quotidien, personne n’aime perdre l’argent.

Mais c’est de l’argent dont on n’a pas besoin. Il n’est pas nécessaire pour manger, pour vivre, pour payer les factures.

Un autre conseil est d’investir régulièrement.

En investissant un peu tous les mois au final on investit quand c’est cher. On investit quand ce n’est pas cher. On trouve un équilibre lorsqu’il y a des baisses.

Applique t’il une stratégie pour répartir ces investissements ?

[Sandra] Quand tu as commencé à placer sur les marchés financiers, est-ce que ça a fait partie d’un tout d’une stratégie globale ? Tu as mis la moitié dans l’immobilier et l’autre moitié dans les marchés financiers ?

Est-ce que tu as une stratégie globale ?

[Réponse de Pierre-Élie] 

Mon enfant est né en 2020 donc quand j’ai commencé il n’était pas né. 

Quand il est né j’avais déjà acquis une expérience. Je savais ce que je faisais à ce moment-là. 

Depuis je continue à faire exactement ce que je faisais avant. Je n’ai pas changé. J’ai une méthode maintenant effectivement un peu précise mais à cette époque là, je n’avais pas de méthode.

Pour l’immobilier, j’ai mis les frais de notaire en apport pour le 1er achat. 

Mais sur les suivants j’ai mis zéro apport. Alors ça devient compliqué de nos jours de le faire. Mais ça reste faisable. 

J’ai acheté en 2018 2019 2021 et sur ces trois là j’ai mis zéro apport. 

Depuis 2021, je me remets à mettre de l’apport parce que mon encours a augmenté à la demande des banques.

La période 2016-2020 était une bonne période. Maintenant c’est quand même un peu moins faste. C’est là qu’il fallait en profiter mais au final je continue à acheter. 

J’aime bien cette expression : le meilleur moment c’était hier. Le deuxième meilleur moment, c’est aujourd’hui. 

Donc si vous avez raté la période 2016- 2020, tant pis pour vous. Mais faites-le maintenant. 

Après, les 1000 à 1500 € par mois que j’avais à mettre que j’avais en épargne, quand j’ai fini de constituer mon fond de précaution, je les mettais sur les marchés financiers.

Je ne mettais rien à l’immobilier puisque je continue à acheter l’immobilier en parallèle mais sans mettre d’argent ça. C’est magique !

Moi j’adore ça : j’allais voir la banque. Je disais “Il me faut ça pour l’appart, pour les frais de de notaire”. J’ai acheté des trucs sans travaux au début parce que je sais que les banques n’aiment pas trop.

Alors je cherchais un appartement avec un petit cash flow.

L’objectif est de trouver un bien dont le loyer permet de couvrir le crédit mais aussi les autres dépenses.

Ne vous faites pas avoir comme moi, il y a : 

  • le foncier,
  • l’assurance,
  • les charges de copropriété.

De mon côté, je n’achète plus de copropriété parce que ça revient cher. On n’est pas vraiment chez soi. Il y a toujours des règles à suivre.

Donc je n’achète plus en copro mais les premiers temps effectivement, on achète souvent un appart qui est en copropriété. ça fait des frais en plus qu’il faut le déduire.

Il y a également la prestation du comptable et des mois de vacances locatives, entre 2 locataires par exemple.

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One thought on “DÉBUTER DANS L’IMMOBILIER : un 1er achat avec 700 € de revenus

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